De l’importance de ralentir…

Chers tous,

Nous traversons une période un peu particulière.
Comme tout le monde, me voila confiné à domicile pour les 15 jours à venir, et je suis persuadé que cette période sera prolongée pour un mois supplémentaire, voir plus.

Depuis l’annonce du confinement, vous avez été nombreux à me contacter en privé pour me faire part de vos inquiétudes, tant sur l’aspect épidémiologique que social, financier ou autre…

Peut-être sommes-nous aujourd’hui aux portes de l’effondrement annoncé depuis si longtemps par les collapsologues ?
Seul l’avenir nous le dira.
Peut-être étions-nous même déjà dans cet effondrement mais nous ne l’avions pas vu venir ?
Cf La grenouille qui ne savait pas qu’elle était déjà cuite

Toujours est-il qu’à force de répéter la même chose à mes différents contacts dans le but de les rassurer, j’ai eu envie de reprendre la plume le temps d’un article…

Nous avons 2 loups en nous : celui de la peur et celui de la confiance.
A nous de nourrir celui que l’on veut voir prendre le pas sur l’autre.

Que celui/celle qui n’a jamais dit ou entendu « j’ai pas le temps » me jette la première pierre.

Bon, là, le temps, on nous l’impose.
Et là où beaucoup paniquent, j’aurais plutôt tendance à accueillir cette « contrainte » avec bienveillance.

Nous vivons dans une société devenue folle.
Toujours plus.
Toujours plus vite.
Toujours plus productif.
Toujours plus de consommation.
Et voila où ça nous mène…

Tu cours trop vite, doucement youth tu vas tomber…
© Blacko

Ce que nous vivons aujourd’hui à l’échelle mondiale, c’est ce que j’ai vécu à mon échelle individuelle il y a environ un an et demi.
Un effondrement.
Un système auquel j’étais accroché qui s’est effondré.
Ou du moins qui m’a rendu malade à m’en faire plonger en pleine dépression, à ne plus supporter le style de vie que j’avais.
La Rat Race.

Quand l’eau s’est mise à bouillir à m’en rendre la vie insupportable, j’ai tout lâché.
J’ai lâché ma banane.
Sans savoir où j’allais atterrir, mais convaincu que quelque soit la chute, elle serait moins douloureuse que de rester prisonnier de ce système dans lequel je ne me retrouvais plus du tout.

Je ne vous cache pas que les premières semaines n’ont pas été simples.
Tout d’abord, un isolement malgré moi, mais nécessaire pour commencer un réel travail d’introspection.
Toucher le fond.
Douloureux mais nécessaire.
Me détacher de mes ressources pour me confronter à ma capacité de résilience.
Remettre en question mes croyances, mes convictions, ma réalité.

Prendre conscience de mon environnement, que l’on parle de la Nature, de nos proches, de notre/nos communauté.s, et comprendre que l’on fait partie d’un tout, que l’individualisme n’est pas (pour moi du moins) la solution mais le problème.
Contribuer à des projets, des actions, des mouvements, qui bénéficient au collectif et non à soi-même, et comprendre qu’en prenant soin de mon environnement, je prends soin de moi. Mais également comprendre qu’en prenant soin de moi, je prends soin de mon environnement.

Je dirais même que ce fut le point de départ.

Puis prendre le temps.
Prendre le temps de faire tout ce que j’avais envie de faire, tout ce qui me semblait bon, tout ce qui est cohérent avec mes valeurs.
Sortir de cet état de dissonance cognitive, conséquences d’actions quotidiennes qui s’éloignaient de plus en plus de mes valeurs jusqu’à en perdre ma propre identité profonde.

Me former. Apprendre. Me documenter. Investir en moi.
Prendre conscience que JE suis mon premier outil de travail, bien avant mon ordinateur, ma moto ou mes couteaux de cuisine.

Prendre soin de mon corps et de mon esprit, en m’investissant avec sérieux et régularité dans la pratique des arts martiaux et la méditation, en revoyant ma consommation et mon alimentation.
Manger sainement, local, frais, de saison. Sortir de mon régime alimentaire tous ces produits transformés saturés d’additifs néfastes, pour notre corps autant que pour l’environnement.

Résoudre également tous mes problèmes de santé en revoyant mon hygiène de vie. Retrouver l’équilibre du corps et de l’esprit. FUDOSHIN.

Mets l’intention, l’Univers se charge des détails

La suite de l’histoire, si vous suivez ce blog, vous la connaissez déjà.
L’abondance. La concrétisation. L’évolution.

La mise en route de tous ces projets qui me tiennent à coeur, qui vont dans le sens de mes valeurs et qui apportent au collectif plus qu’à moi-même. Contribuer à quelque chose de plus grand.

Jusqu’à aujourd’hui. Le jour du confinement.

Ce moment tant redouté par nombre de mes proches, que je tente de rassurer de mon mieux.

Je comprends leurs peurs, la perte de leurs repères, leurs croyances et convictions remises en question par un élément aussi infime qu’un virus.

Mais au final, quel est le risque tant redouté ?

La contagion ? Ridicule face à la rougeole.
Le taux de létalité ? Infime face au VIH.
Le nombre de morts ? 20 fois moindre que les accidents de la route

Attention, ce que je dis là ne sers qu’à bousculer les consciences et n’appelle SURTOUT PAS à sous-estimer l’importance de la situation.
J’ai plein d’amies infirmières ou aide-soignantes qui sont au bout du rouleau, alors ne serait-ce par respect pour ces personnes (qui, je le rappelle, se sont faites gazer comme des vandales lors de manifestations qui n’avaient pour but que d’alerter sur leurs manques de moyen), reste chez toi et prends ton mal en patience. Pour les aider, on te demande de NE RIEN FAIRE. C’est facile, non ?

Si j’te vois te balader dans la rue sans raison vitale, j’te latte la gueule, c’est clair comme ça ?

A moins que ce ne soit de voir ce colosse aux pieds d’argile vaciller à s’en retrouver à faire des stocks de pâtes et de PQ…

« Les gens ne pensent qu’à manger et chier »
© Une mamie

Et si c’était tout simplement la peur de se retrouver face à soi-même ?
La peur de l’ennui, la peur du vide, la peur du rien.

Qu’est-ce qu’on va faire pendant tout ce temps ? 😱

(J’sais pas pourquoi, mais je sens qu’au cours de ces prochains jours, on va voir les couples qui s’aiment et ceux qui se tolèrent…)

Bon, du coup. Jusqu’à présent, on n’avait le temps de rien, et maintenant on a le temps de tout. Alors.

On fait quoi ?

Et si on en profitait pour prendre soin de nous (j’suis pas en train de me répéter là ?), pour faire toutes ces choses que l’on n’a jamais pris le temps de faire, comme lire un livre, méditer, apprendre la guitare, le japonais ou repeindre le salon ?

Mais surtout, si on en profitait pour s’essayer à un nouveau mode de vie ? Une vie plus calme, plus lente, où l’argent cède son importance face au temps. Mener une vie plus humble et plus résiliante.

Délaisser le matérialisme pour s’orienter vers plus de spiritualité, rendre obsolète le capitalisme face à l’entraide et le communautarisme, mais surtout, ralentir

Puisque cette période va durer plusieurs semaines (et pas que 2, soyez en sur…), et si on en profitait pour mettre en place de nouvelles choses, un nouveau mode d’échange, celui de la valeur et du partage ?
Juste comme ça, pour le fun, pour essayer.
De toute façon, on a rien d’autre à foutre.

Tiens, pour finir (oui, parce que là il est l’heure de rien faire, et je suis pressé de commencer), j’vais vous partager un retour d’expérience tout simple:

Ce qui m’a changé la vie, c’est de passer au 4/5eme.

Ne jamais travailler plus de 2 jours consécutifs.
Mercredi, samedi et dimanche, off.
Mais un VRAI off.
Pas un off avec les mails qui arrivent sur le téléphone.

Croyez-moi, ça change la vie.

Un VRAI temps pour soi. Un temps pour rien foutre.
Ou du moins faire uniquement ce qui nous tient à coeur. Que ce soit une activité sportive, ludique, culturelle etc. Ou même lucrative.

Ah oui, au fait, non seulement on n’est pas obligés d’échanger notre temps contre de l’argent, mais en plus, on est n’est pas obligés d’être dans la « douleur » pour gagner cet argent.
J’ai même envie de dire : au contraire…

Tu fais quoi dans la vie ?
Ce que je veux
.

2 réflexions sur « De l’importance de ralentir… »

  1. Sirielle BAUDRIER 18 mars 2020 — 1 01 14 03143

    Merci et Bonne introspection à nous tous ❤

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